Sur le chemin du bonheur

L’argent ne fait pas le bonheur, dit-on. Nous recherchons pourtant souvent notre bonheur dans la richesse, le confort matériel ou le regard des autres.  De quoi le bonheur est-il fait, alors ? Et surtout, comment y parvenir ?

Où le bonheur se cache-t-il donc ?

Nous avons parfois l’impression de ne pas avoir le choix et de ne pas maîtriser ce qui nous arrive. Nous nous sentons alors enfermé·es et dépendant·es des autres ou des situations que nous vivons, nous nous sentons victimes. Or, se vivre victime d’une personne ou du système peut paradoxalement sembler confortable : nous ne prenons pas trop de responsabilités, les autres nous aident, nous protègent, nous portent de l’attention. Pourtant, en faisant dépendre notre bonheur des autres ou de notre environnement nous perdons notre capacité à nous sentir libre et heureux·ses, car le véritable bonheur se trouve à l’intérieur.

Respirer et prendre conscience de ses sensations

Pour le trouver, il est utile d’apprendre à respirer consciemment, et de se souvenir de le faire ! Plus nous portons notre attention sur nos sensations, plus nous entrons en contact avec nous-même, avec ce que nous vivons ici et maintenant. Tout en respirant normalement, nous pouvons porter notre attention sur le rythme de notre respiration, les mouvements de notre ventre, les sensations à l’intérieur de nos narines ou encore les sensation de l’air sur notre visage, du poids de notre corps sur le sol ou de la chaleur du soleil sur notre peau. Ce contact de plus en plus intime avec nous-même nous invite à accueillir nos sentiments, à les démêler et à exprimer nos émotions : elles ne restent plus bloquées à l’intérieur et nous nous libérons de tensions que nous ne soupçonnions parfois même pas.

Accepter l’intimité

Nous nous sentons heureux·ses quand nous rencontrons des personnes que nous apprécions, quand nous aimons, quand nous sommes ouvert·es à l’amour et au contact avec l’autre. Prendre ainsi contact avec nous-même nous permet d’accéder de plus en plus facilement à notre capacité à aimer. L’intimité, ça commence entre soi et soi : c’est lorsque que je m’aime véritablement moi-même que je peux aimer une autre personne, et la laisser libre d’être elle-même.

Incarner ses valeurs

Nous nous sentons heureux·ses lorsque nous sentons que ce que nous faisons est en lien avec nos valeurs : même si notre travail est difficile, que nous en bavons, ce que nous vivons a du sens et nous nous sentons heureux·ses à l’intérieur. Nous avons reçu de nombreux messages de nos parents, de nos enseignant·es, des autres enfants ou de notre entourage. Et nous avons construit notre identité avec toutes nos expériences d’enfant, une identité qui nous colle à la peau. C’est ce que nous avons. Peut-être qu’avec notre regard d’enfant, nous avons interprété les choses d’une façon. Et probablement qu’aujourd’hui nous les comprendrions différemment, et que nous pourrions choisir autre chose. Notre véritable identité se fonde sur nos valeurs. C’est à nous de décider :  » Maintenant, où est-ce que j’ai envie d’aller ?  »

Reprendre du pouvoir sur sa vie

Par exemple, je décide que ce que je veux vraiment, c’est contribuer à apporter plus de liberté et d’amour dans le monde. A partir de ce moment, chacune de mes actions, chaque pas que je ferai sera en lien avec cette décision. Alors qu’avant je ne voyais que des solutions obligées et agissais sur pilote automatique, décider d’incarner mes valeurs m’ouvre un espace de liberté. Désormais, dans chaque situation, je me rends compte que j’ai le choix d’agir d’une façon ou d’une autre. Il n’y a pas de bons ou de mauvais choix : le chemin du bonheur, c’est celui où je suis conscient·e de mes sensations et où j’incarne mes valeurs.

Et les autres ?

Nous sommes des animaux sociaux, et nous avons parfois l’impression que nos souffrances sont causées par d’autres personnes, dans nos relations avec les autres. Être en contact avec soi-même, avec son corps, sa respiration, ses émotions, sa vie… permet de voir l’autre comme une personne différente, qui a ses propres émotions et difficultés, son propre point de vue. Séparer ce qui m’appartient et ce qui appartient à l’autre est le premier pas : « C’est ton problème, pas le mien« . Et pourtant, l’autre ne réagit pas seulement par rapport à ce qu’il·elle a vécu dans son enfance, mais aussi par rapport à la manière dont j’interagis avec lui·elle : mon comportement, mes paroles ont un impact sur lui·elle car nous sommes en inter-relation.

Nous sommes différent·es, mais interdépendant·es.

Dès lors que nous identifions nos émotions et leurs causes, nous développons notre empathie, et nous pouvons vraiment prendre notre part de responsabilité dans la situation et accéder à notre puissance personnelle. Ce que nous vivons est lié à notre passé, mais aussi à la manière dont nous interagissons. Si je suis concsient·e de mes émotions, je peux les exprimer sans les projeter sur l’autre, sans le·la juger. Même si ben sûr nous ne sommes pas tout·es puissant·es pour les autres, chaque jugement que nous portons peut le blesser, et impacter la relation : une personne qui ne se sent pas jugée est davantage libre d’être comme elle a envie d’être, elle se sent plus heureuse.

Édith Fortin Muet

Photo : Loren JosephUnsplash

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